Né en Argentine en 1961, commence par hasard la photographie en 1983 à Paris. En 1984 les choses sérieuses commencent au Pérou, comme pigiste à Reuter’s, puis AP et AFP; Bolivie, Chili, Argentine jusqu’en 1989. De retour à Paris, rate la chute du Mur de Berlin, couvre la vie quotidienne des squatts d’artistes parisiens alors qu’il travaille pour des petits journaux. En juillet 91, le conflit yougoslave se déclenche en Slovénie. En août, sillonne la Croatie dans une guerre que personne ne croit encore possible. Ce sera la Bosnie, l’Albanie, la Macédoine et le Kosovo, toujours comme photographe indépendant.
A l’occasion du trentième anniversaire des accords de Dayton, signés le 14 décembre 1995 à Paris, qui mettent un terme à l’un des conflits les plus meurtriers de l’Europe post guerre froide, la guerre de Bosnie-Herzégovine, le photo reporter Emmanuel Ortiz vient présenter ses photographies de l’ex Yougoslavie. Il y séjournera une décennie.
A cette occasion, Emmanuel Ortiz viendra signer son livre Broken lights of Yugoslavia.
1995 – près de Ključ, BiH – Un soldat bosniaque pleure en rentrant dans son village natal, trois ans après qu’il se soit caché dans la forêt et ait vu sa famille et le reste du village se faire exécuter par les forces serbes de Bosnie.Sarajevo, à 200mètres de l’hôtel Holiday-inn. Un panneau prévient « cours, ou repose en paix ». L’hôtel bordait la fameuse « sniper-alley ». 200 mètres exposés sans la moindre protection.1993 – Sarajevo, BIH – La danse continue, jour après jour…
1994 – Sarajevo, BiH – L’un des cimetières de fortune de Sarajevo. Plus de 10 000 personnes furent tuées pendant les trois ans et demi de siège de la capitale bosniaque.1996, Ouest de Sarajevo, les accords de Dayton implique pour les serbes de Bosnie de se retirer des abords de la Capitale bosniaque, Sarajevo. Nombreux se rendront alors dans les cimetières orthodoxes déterrer leurs défunts pour les rapporter de l’autre coté des lignes.1994 – Sarajevo, BiH – Attentive à son environnement, une jeune femme attend son tour pour prendre de l’eau à l’un des points de distribution sous le feu permanent des snipers.
Aéroport de Sarajevo, où atterrissaient les vols des Nations-Unies : Une Land-Rover blindée, appartenant à une agence de presse est garée près de tarmac . Sur la crasse qui recouvre le blindage, différents messages : «Ça ne veux rien dire ! Vaz’y crie, personne ne t’entendra ». De l’autre coté, une vague déclaration d’amour.Les vestiges de Vijećnica, la bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine, détruite par les bombardements serbes dans la nuit du 25 au 26 août 1992, lors du siège de Sarajevo. On estime que deux millions de livres et de journaux ont été perdus dans les flammes.Janvier 96 : Arizona-road; lors de la visite du Président américain Bill Clinton, soldats russes et américains se retrouvent tassés au croisement d’un chemin et le terrain de l’aéroport de Tuzla ( Nord-Est de la Bosnie ).
Sarajevo : Impossible de faire le traditionnel appel à la prière depuis le minaret, il est fait depuis un imposant rocher à l’abri des snipers serbes.1996 – près de Srebrenica, BiH – Les restes de Bosniaques musulmans jonchent la forêt autour de Srebrenica. La plupart des plus de 8000 Bosniaques musulmans de Srebrenica furent rassemblés et exécutés, mais certains s’enfuirent vers les bois pour tenter d’échapper au massacre, où ils furent abattus par les forces de “nettoyage” ou par les bombardements d’artillerie.1995 – Enclave de Bihac,sur le front de Grmusa : 25 km de tranchées, à parfois 30 mètres de la tranchée des serbes de Bosnie. Les membres de 503ème brigade de l’armée bosniaque combattant encore. Les forces serbes seront contraintes d’abandonner leurs positions dans les mois qui suivent.
Route Arizona : un soldat américain danse sur le toît de son char, face au coucher du soleil. La route Arizona est la principale voie de déploiement depuis le pont sur la Sava pour la Force de mise en œuvre de l’OTAN (IFOR) déployée en Bosnie-Herzégovine dans le cadre de l’opération Joint Endeavor.1994 – Sarajevo BIH : dans le sous-sol d’un immeuble d’habitation, les voisins du quartier font tranquillement la queue. Munis de leurs bidons, ils guettent le seul robinet du coin qui délivre encore de l’eau potable. Après, il faudra défier les francs-tireurs serbes. Ces derniers tiraient sur les bidons pleins.1994 – Sarajevo, BiH – Une petite fille bosniaque assise près de la base française de l’ONU à Sarajevo.
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